mardi 19 août 2008

Un peu d’histoire Suisse (si si y’en a une)

Un château fort au pays de la neutralité
(photographies E. Levy)


Et oui, moi aussi j’ai été surpris, une place d’arme en Suisse ! Naïf, j’ai toujours vu la confédération helvétique comme un pays composé d’humains différents des autres : non belligérant. Certes j’avais déjà entendu parler de la fidèle garde papale, suisse, mais je m’étais dis que ces «soldats » vêtus d’amples vêtements bariolés devaient appartenir à une secte, plutôt que d’être les témoins de la terrible militarisation Suisse. Et oui, les militaires Suisses ne sont pas en carton ! Ah tiens, si…

J’ai cependant été rassuré en découvrant que ce château du XIIe siècle a à la base appartenu aux Savoyards ! Il a quand même été conquis, oui conquis, par les bernois en 1356. Conquête un peu particulière puisque celle-ci se fit sans combattre. Une simple démonstration de force suffît alors à faire ployer les occupants.

Après ces quelques rectifications historiques, nous nous sommes donc introduits dans l’enceinte fortifiée. Rapidement dirigés vers les fondations du monument, nous avons pu constater l’influence gothique de l’époque comme en attestent les photos. C’est d’ailleurs tout ce qu’il nous a été donné de voir dans la première partie de cette visite.

On se doutait que la cave ne serait pas remplie de cadavres, mais quelque animation n’aurait pas été de trop.

Le premier tiers de la visite (ouahou…) passé, le circuit nous a conduit à l’intérieur de la demeure, en passant par une très jolie cour il faut le reconnaitre.

A l’intérieur, la visite à continué comme elle avait commencé : de façon médiocre. En effet, même s’il nous est permis de visiter grand nombre de pièces du château, ces dernières sont désespérément vides. Pas de meubles témoignant des âges passés, pas de mannequins vêtus comme à la grande époque des châtelains, rien d’autre que des tapisseries et des cheminées…

Enfin j’suis pas très réglo, y’a bien un moment où on a vu des meubles, pleins même, mais vous vous rendrez vite compte de l’intérêt de ceux-ci :

Une collec de malles donc, on a vu mieux mais on s’en contentera. J’me suis quand même dis qu’un Suisse c’est généralement pas pressé, mais ça n’a quand même pas du être facile pour le mari dont la femme possèdait toutes ces malles…


Vous l’aurez compris, la visite était pas terrible et en plus : impossible de s’échapper…

A ce stade seul un miracle pouvait rendre cette visite intéressante. Et ce miracle m’est apparu (suis pas sûr que Dieu y soit pour quelque chose là) sous la forme d’une poignée de porte ! Je vous sens intrigué, vous demandant ce que j’ai pu inventer comme saleté ! Et bien cette fois je n’ai rien eu à inventer, les images parlent d’elles-mêmes !

Non, vous ne rêvez pas, vous avez devant les yeux une poignée pénis ! Originale métaphore sachant que derrière cette porte se cachent les latrines. Endroit le plus intéressant de la visite par les trésors d’histoire qu’il dévoile sous forme de proverbes. Car les anciens propriétaires de ces lieux en plus d’être béliqueux et grivois étaient aussi et surtout, de fins poètes…

A cette superbe devienette n’oublions pas d’associer sa collègue toute aussi délicieuse :

« Quelle est la plus joyeuse chose du monde ? »

Réponse à la fin de l’article pour vous laisser réfléchir un peu.

La visite a donc été sauvée de peu. Le rste de cette dernière, conventionnel a été à la hauteur du lieu, « sans plus ».

J’ai quand même relevé une petite anecdote historique, propre celle-ci. Le détail des victuailles nécessaires à la confection des menus de l’époque.

Et force est de reconnaitre qu’à côté de ça, n’importe quel repas ferait pâle figure. Même, (même !) le traditionnel repas de paques de ma grand-mère (à qui je transmet toute mon affection et souhaite un prompt rétablissement) ; qui a cependant pour lui le Foie Gras !

Je retiendrai quand même de cette visite les jolis paysages qu’elle offre et le talent des poètes de l’époque. N’oublions pas pour terminer les bons moments avec ma douce, elle aussi séduite par le panorama (et le mec d’à côté « The Boy next door »).

Résumé :

Visite du château de Chillon

Intérêt historique limité, 2 anecdotes marrantes, une poignée pénis

Un gros bisou à ma grand-mère dont le repas de Pâques a été surclassé

PS : La réponse à la devinette était :

« C’est ung pet, car il naist tout chantant, et chante jusqu’à la mort ».

Coco



vendredi 15 août 2008

Quelques nouvelles

Salut à vous, fidèles admiratrices, fans de la première heure, groupies aveuglées par notre beauté, enfin mamans quoi ! J’étais sûr que vous seriez là. Salut à vous tous, qui êtes là aussi, derrière.

Voici quelques nouvelles (j’parie qu’avec un titre pareil vous vous attendiez à autre chose !)

Commençons par les mauvaises : on n’a toujours pas le net à l’appart ! La faute à M. Idrissa qui a eu l’intelligence de se faire licencier (pour incompétence chronique je pense) alors qu’il avait notre dossier entre les mains. Vous comprendrez aisément qu’il n’ait pas mis tout son cœur à le faire avancer. Du coup, pas de vidéoconférence avant quelques jours. Ca tombe bien, on ‘a toujours pas acheté de web cam…

Les bonnes nouvelles maintenant ! Déjà, le travail se passe bien, l’équipe avec laquelle nous partageons nos labos (plein de labos) est tout aussi éclectique (Belge, Suisse, Italiens, Français) que sympathique. Les moyens mis à notre disposition sont très appréciables ainsi que la relation avec nos maitres de stages. Et en plus, on a même nos noms sur nos badges !!

Et l’autre bonne nouvelle, c’est que nos copains les semi-croustillants (croustillants étant un peu trop prétentieux), sont arrivés !


Donc vu que j’ai pas le temps, ni les moyens internétiques de vous en dire plus pour le moment, je vous enjoins à visiter leur blog : cherchez « semi-croustillants » dans l’onglet « rechercher le blog ».

Vous y trouverez toutes les histoires que nous avons vécues ensemble et de très belles photos prises du nouvel appareil de ma copine.

Moi en attendant, comme j’suis sympa, j’vous mets quelques photos, dont une, probablement censurée sur l’autre blog, illustrant les gages de la soirée raclette.



Pour des raisons évidentes de pudeur, les attributs et l’identité du perdant ont été cachés.

Résumé :

C’est déjà assez concis comme ça alors vous pouvez faire l’effort quand même !

Coco

Bizutage: 19 Juillet 2008

La veille du week end, après avoir passé quelques jours à finir d’équiper l’appart, ouvrir mon compte, visiter un peu le coin, notre natel (téléphone portable en Suisse, pfff) sonne : Arnaud - alias Son Altesse Sérénissime, Roi de Pessac, ancien collègue de l’ESTBB et employé de MerckSerono- pour nous proposer « une petite balade d’1h- 1h30 » notre première rando Suisse, le lendemain après midi au pied des Aiguilles du Midi. Pas de problème lui répondons nous, ce sera l’occasion de rencontrer nos futurs collègues et de profiter du beau temps, candides que nous étions.

Le lendemain matin, alors que nous nous trouvions à Lausanne, Arnaud nous prévient que le départ se fait dans 15 minutes à Vevey (où se trouve MerckSerono). Ca commence pas terrible donc , vu que nous pouvions au mieux y être 1h plus tard. On finit nos courses en vitesse, nous hâtons (hum) chez Arnaud, et prenons le départ de la rando près de 2h après nos collègues.

La fleur au fusil, nous nous engageons derrière notre guide royal, et commençons à papoter au fil de la balade. Au fur et à mesure de l’ascension, cependant, nos conversations s’écourtent pour laisser pleine liberté à notre respiration. En effet, la petite balade s’est rapidement muée en sacrée grimpette, sous les jambes insensibles du divin meneur. A partir de là, chaque prétexte était bon pour tenter de grappiller quelques secondes de répit pour nos jambes de néophytes : « ouah, quel superbe paysage », « oh, un mouton noir », « Arnaud c’est quoi le pic là-bas »…

Bref, après 2h d’ascension dont 900 mètres de dénivelé, nous avons enfin pu faire la connaissance de nos futurs collègues : Xavier et Céline, qui eux aussi avaient été trompés au sujet de la grimpette (surtout Céline). Après une rapide visite du lieu d’arrivée et de ses deux lacs comparables à deux demies mares, nous avons entreprit de redescendre. Descente qui, curieusement, s’est passée à un rythme beaucoup plus soutenu, puisqu’il nous a fallu seulement 30 minutes pour parcourir le chemin inverse. Le fait qu’Arnaud et Jérome (copain de Céline) l’aient fait en courant a peut être joué…

Une fois en bas nous avons pu faire la connaissance d’une autre employée, Martine, dont nous avons pu apprendre qu’elle était la responsable des informations plus qu’optimistes sur notre rando. Heureusement que son ami, dont le nom m’échappe à l’heure actuelle, était là pour nous réconforter à grand coup de chocolat militaire. Chocolat dont les qualités nutritionnelles sont assez impressionnantes en comparaison de l’engagement de son armée : 100g=2500kJ…

La soirée s’est terminée à notre appartement avec Arnaud, Céline et Jérome devant un petit apéro, une fois n’est pas coutume. Le Dimanche suivant lui, fut consacré à notre récupération physique.

Malheureusement à l’heure actuelle, nous ne sommes pas encore en mesure de prouver nos dires par de magnifiques photographies, Jo’ n’ayant pas jugé nécessaire de se munir de son appareil…

Cependant, nous pouvons vous montrer nos terribles blessures contractées au cours de cette Périlleuse (facile), ascension.




« C’est ça rigolez, mais si ça s’infecte on peut mourir j’vous signale ! »

Résumé :
Randonnée en montagne, 2h d’ascension, 1/2h d’ascension, 900m de dénivelés
Rencontre de 3 collègues : Céline, Martine, Xavier
Premier apéro « Merck Serono » à l’appart

Coco

6 en 1 semaine : 16 Juillet 2008

Six, six, force est de constater que ce compte n’est plus à jour. Mais nous en reparleront plus tard, d’abord l’aménagement.

Le lendemain de notre arrivée, c’est mon père qui débarque avec la camionnette. Etonnement, lui aussi a passé la douane sans aucun soucis, malgré un chargement conséquent :

Le déménagement s’est passé facilement (plus que le chargement du camion) et a été rendu assez facile par la présence de l’ascenseur.

Un petit tour chez Hornbach, weldom local, pour s’équiper de prises adéquates (foutus Suisses, peuvent rien faire comme tout le monde), et l’installation des meubles a pu commencer.

Une fois de plus, aucun évènement pénible n’a été à déplorer : toutes les vis étaient là, il ne manquait aucune planche, et rien n’avait été irrémédiablement endommagé.

La table a donc été inaugurée et c’est là que le titre prend tout son sens !! En effet, en plus des meubles, certaines denrées c’étaient glissées dans le camion, notamment des denrées liquides.

L’appartement a donc été fêté en grande pompe : vin suisse, vin italien, apéro, vin des côtes de Gascogne. Tout cela nous amenant au terrible constat : 6 (hum) bouteilles bues en quelques jours et par la force de seulement quelques personnes !

C’est beau la détermination…

Résumé :

Aménagement plus facile que le chargement

Premiers pas en Suisse dignement fêtés

NB : J’aurais pu pourrais vous montrer des photos des montages de meubles, de l’appartement tout bien rangé et tout et tout, mais ce ne serait pas vraiment marrant… Et puis si vous voulez savoir comment c’est, vous n’avez qu’à passer !

Non, ce que je vais vous montrer est au-delà de ce genre de concept, ce qui s’est déroulé ce soir là, n’est pas explicable par des mots, alors laissons parler les images :


Tétris géant : 15 Juillet 2008

Hey les lecteurs, heureux de vous retrouver. Enfin surtout de retrouver internet mais de vous voir aussi, un peu…

Trêve de galéjades, on a du retard dans nos péripéties. A parler comme ça on pourrait s’attendre à de superbes aventures, des princesses, des dragons, des bikinis ! Que nenni, mais figurez vous qu’un simple déménagement peut être une aventure en soit. Surtout quand il faut rentrer ça :

Dans ça :

Non je déconne, on avait un camion quand même mais bon ça a été chaud, tendu du slip même comme on dit par chez nous ! Parce que rentrer 2 lits, 1 canapé, 2 bureaux, 1 table, des armoires, des fringues… dans un camion ça relève de l’exploit. On a finalement réussi, non sans mal je le concède. Ca nous a prit près de 3h pour « meubler » cette camionnette et il était difficile de savoir où se trouvaient les choses tellement tout a été démonté.

Jetons un voile pudique sur l’achèvement de cette partie…


On a quand même finalement gagné cette partie de tétris géant et fini par se coucher, fin prêts, camion chargé, voitures en mode « retour au bled », à minuit.

3h plus tard, il a été plus que difficile de se lever. Un rapide café avalé (même pas empoisonné), un peu d’eau sous les aisselles et c’est parti. Installation au volant des voitures rabaissées (c’est pas du tuning), branchement des talkies walkies (« 1-2 1-2 barquette ? »), contact et « on the road again !!!! »

Une fois n’est pas coutume, pas de péripéties spéciales à l’arrivée en Suisse. Pas de contrôle sur l’alcool à la douane, pas de crevaison avec le cric sous les 2 tonnes de bagages, pas d’auto-stoppeuse à demi-nue. Il y a bien cette histoire de fesse (on en sort pas) avec Jérémy et le motard agacé mais je ne crois pas pouvoir la raconter. On a quand même pu assister à un magnifique lever de soleil (pas aussi beau que Titine II, mon fidèle destrier de métal).

Enfin, on est dans notre appart, c’est vide, ça résonne, mais c’est quand même la classe. Les meubles arriveront demain, en attendant, dodo sur le matelas gonflable, on l’a bien mérité.

Nous vous souhaitons une bonne continuation :

Résumé

3h de chargement du camion et des voitures

3h de sommeil

3 fois 3h de route sans soucis particuliers

Arrivée en Suisse

[…]

Coco